Entropie ! Quelle nature de désordre ?

Du 13 octobre au 16 décembre, la Sellerie, espace photographique Albert Monier, accueille une nouvelle exposition signée par le photographe aurillacois François Nolorgues.
Sous le titre Entropie ! Quelle nature de désordre ?, il propose une expérience photographique de l'entropie à travers une série d’images (spécifiquement conçue pour ce lieu d'exposition) sur la nature.

Diplômé de l’école nationale supérieure Louis Lumière (cinéma, photographie et son), François Nolorgues enseigne les arts graphiques au lycée de la communication Saint-Géraud à Aurillac. Outre son métier d'enseignant, cet Aurillacois est également un photographe expérimenté, qui n’est pas un inconnu pour les musées d’Aurillac. En effet, en 1999, les Écuries des Carmes, qui proposaient une série d’expositions photographiques consacrées au Festival International de Théâtre de Rue, avaient notamment François Nolorgues comme invité.

Dix-huit ans plus tard, la Sellerie des Carmes va accueillir pendant deux mois cet artiste pour une exposition d'une quarantaine de clichés, dont une dizaine en noir et blanc, sur la nature.
Pour chacune de ses prises de vue, François Nolorgues a souhaité adopter la même démarche : marcher en forêt, oublier le filtre culturel du cadrage, regarder ce qui n’est pas photographiable, plonger dans le désordre, prélever les différentes strates du réel, recomposer la profondeur et proposer une expérience physique de l’ambiguïté.

Construit comme un diaporama, le compte-rendu méticuleux de chaque degré du désordre apparent laisse le choix au visiteur de rester en surface du motif ou d’entrer dans ses profondeurs. François Nolorgues propose ainsi un exercice du regard, qui laisse libre cours à l’imagination et à la subjectivité du spectateur.

De nombreuses actions de médiation ponctueront cette exposition. Prévu le 12 octobre, le vernissage proposera une visite commentée des clichés par le photographe. Des rendez-vous avec les scolaires seront organisés et une ouverture exceptionnelle sera programmée dimanche 3 décembre, avec une visite commentée par l’artiste et la commissaire d’exposition.

« La forêt, à l’origine représentation du chaos, devient bénéfique pour ceux qui parviennent à la dompter et destructrice pour ceux qui échouent, quoi qu’il en soit, c’est le prélude d’un monde nouveau ». Célia Ricard.